
Tanger |
« La ville de Tanger, du côté de la mer, présente un aspect très régulier.
Sa situation en amphithéâtre ; les maisons blanchies ; celles des consuls, d’une fabrique régulière ; les murs qui entourent la ville ;
la casbah ou château, bâti sur une hauteur, et la baie, qui est assez grande et entourée de collines, forment un ensemble assez beau ».
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Murailles de Tanger |
« Les murailles qui entourent la ville se trouvent dans un état absolu de
ruine. Elles ont des tours rondes et des tours carrées ». |

Cimetière de Tanger |

Le cimetière de Tanger désigné par Ali Bey
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Batterie Dar El Baroud
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« Sur la droite de la porte de la mer sont deux batteries ; l’une basse, de
quinze pièces de canon, et l’autre, plus élevée, d’onze ».
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Musettes |
« Derrière ce groupe vient une musique composée de deux musettes qui jouent
à l’unisson, et qui n’en sont pas moins discordantes, et de deux ou plusieurs tambours d’un son rauque ».
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Casbah de Tanger |
« Je montai à la casbah, marchant à la tête des hommes et des domestiques
qui portaient le présent. Le caïd m’attendait à la porte et me fit beaucoup de compliments ».
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Mosquée de la Casbah |
« Nous entrâmes ensuite dans une mosquée qui est à côté,
pour faire la prière de l’après-midi, à laquelle assista aussi le sultan ».
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Batterie Naama |
« Le sultan piqua son mulet et se rendit dans une batterie placée à deux
cents pas de distance ».
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Oued Sebou. |
« à une heure et demie après midi j’arrivai sur la droite de la rivière
Sebou ; nous la passâmes dans une barque pour aller camper sur la rive gauche ».
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Médina de Meknès.
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« En montant une hauteur, je me trouvais sur Meknès, que nous
dominions parfaitement à un kilomètre et demi de distance environ par l’air ».
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Zaouïa de Sidi Aissa, Meknès.
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« Étant enfin descendus, l’on passa la rivière de Meknès et, montant un
petit coteau, j’entrai à deux heures et demie du soir dans une chapelle qui est tout près de la porte de la ville ».
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Médina de Fès
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« La ville de Fès est située sur le penchant de différentes collines qui
l’entourent de tous côtés, à l’exception de la partie nord et nord-est ».
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Rue de la médina de Fès.
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« Les rues sont très obscures parce que non seulement elles sont étroites,
au point qu’il est presque impossible à deux hommes à cheval de pouvoir y marcher de front, mais encore parce que les maisons, qui
en sont très hautes, ont au premier étage une saillie ou une projection qui ôte beaucoup de lumière ».
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Mosquée Al Karaouine.
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« La principale mosquée est appelée Al-Karaouiine ; on y compte plus de
trois cents piliers, mais la construction en est lourde et mesquine ». |

Mosquée Al Karaouine.
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« Elle a un grand nombre de portes et deux belles fontaines dans la
cour ; le minaret est petit et sans apparence ».
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Moulay Idriss.
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« La partie couverte de Moulay Idriss est un grand salon carré, sans arcs
ni piliers. La toiture en est très haute ; elle est en bois et ornée d’arabesques ; elle forme une pyramide octogone, appuyée
seulement sur les quatre murailles du salon ».
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Minaret de Moulay Idriss
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« La tour de Moulay Idriss, ou le minaret, est la plus haute et la plus
belle qu’il y ait à Fès ». |

Jardins de Bou Jelloud
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« Le sultan a son jardin auprès du palais ; ce n’est qu’un simple
potager avec quelques arbres et quelques édifices d’ornement. On appelle ce jardin Bou Jeloud ».
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Boutiques de la médina de Fès
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« La quantité de boutiques est si grande qu’elle présente l’apparence d’une
population de trois ou quatre cent mille habitants ».
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Murailles et Borj Nord
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« Sur deux des hauteurs qui sont à l’est et à l’ouest de la ville, on voit
deux châteaux forts très vieux ; ils consistent en un simple carré de murailles de quelques vingt mètres de face. On y place des
canons, avec cent hommes de garde,toutes les fois que le peuple se révolte contre le sultan ».
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Zaouïa de Sidi Kacem.
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« J’établis mon camp auprès de quelques chapelles où sont les sépulcres des
saints, auxquels j’envoyai des aumônes. Un marché a lieu tous les jeudis dans cet endroit (...). Dès le matin, il arriva beaucoup de
monde à ce marché, qu’on appelle Sidi Kacem, du nom de la principale chapelle ».
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Bois de la Mamora.
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« Je traversai à une heure après midi, d’abord un bois de lentisques, puis
un autre d’yeuses et d’amandiers sauvages, qui étaient en fleurs ».
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Oued Bou Regreg
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« Le passage de la rivière nous retint pendant une heure et demie, parce
qu’il fallait le temps de décharger et de recharger les mules ».
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Casbah des Oudayas, Rabat
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« Comme la ville est bâtie sur une hauteur, les rues ont des montées et
des descentes, ce qui les rend fort incommodes ».
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La Chellah
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« La Chellah est entourée de très hauts murs et l’entrée en est défendue
aux chrétiens. Elle contient les sépulcres de quelques saints ».
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Roches entre Rabat et Casablanca.
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« Auprès de mon camp étaient deux grands rochers, très remarquables,
terminés en pointes aiguës perpendiculaires, formés de couches obliques inégales ».
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Casbah Mansouria.
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« Mansouria et Fedala offrent toutes deux un carré formé de hauts murs avec
des tours. Chacun de ces carrés peut avoir cent trente mètres de front de chaque côté ».
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Casbah Fedala, Mohamedia.
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« Dans l’intérieur de chaque carré il y a une mosquée et quelques maisons
assez peuplées, en raison de l’espace ».
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Médina de Casablanca.
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« Al Dar Al Beida est un petit village renfermé dans une très grande
enceinte de murailles. Il est fort pauvre et son port très petit ».
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L’oued Oum Er Rabia à Azemmour.
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« Aussi nous fallut-il cinq heures pour traverser la rivière avec mes
équipages. Sur la rive gauche est la ville d’Azemmour, auprès de laquelle je fis camper ».
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Muraille d’Azemmour.
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« La grande mosquée me parut jolie. La ville n’est pas laide ; elle est fortifiée
par des murailles et par des fossés. Un grand marché s’y tient tous les vendredis, dans une place affectée à cet usage ».
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Jebel Lakhdar
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« À sept heures et demie du matin, les tentes étant
levées, je dirigeai la route au sud, vers la haute montagne que j’avais aperçue la veille ».
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Pont almohade à Marrakech.
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« À dix heures j’étais dans la plaine dite de Marrakech et à midi moins
un quart j’arrivai à un pont très long, sur lequel nous passâmes la rivière Tensift ».
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Bab Doukala, Marrakech
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« On compte neuf portes d’
entrée à Marrakech. Les murailles qui entourent
la ville sont assez épaisses, très hautes et garnies de tours en dehors ».
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Mosquée Koutoubia.
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« La mosquée Koutoubia se trouve isolée au milieu d’un grand espace
découvert. Elle est d’une architecture élégante et sa tour, qui est très haute, a beaucoup d’analogie avec celle de Salé ».
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Mosquée Ben Youssef.
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« La mosquée de Ben Youssef fut construite il y a six cent cinquante-deux
ans. Elle est très grande, mais elle présente un assemblage bizarre d’architecture ancienne et moderne, parce que la plus grande partie
en a été reconstruite ».
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Mosquée Mohcine
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« La mosquée Mohcine, qui a trois cents ans de construction, est auprès de
ma maison. Elle est vraiment magnifique ».
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Zaouïa de Sidi Bel Abbes.
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« Auprès du salon ou mosquée de Sidi Bel Abbes sont plusieurs cours avec
arcades et des chambres destinées à loger les pauvres, les estropiés, les invalides ou les vieillards. Dix-huit cents malhereux des
deux sexes sont actuellement nourris dans cet établissement par le produit des aumônes et des fonds de la mosquée ».
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Construction en pisé à Marrakech.
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« Plusieurs maisons sont construites en pierre, mais le plus grand nombre
le sont en mortier, composé avec de la terre, du sable et de la chaux, qu’on bat entre deux planches appliquées aux deux surfaces
du mur, ce qu’on appelle tabbi ».
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Le Mellah de Marrakech.
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« La juiverie ou le quartier des Juifs, qui a aussi son enceinte particulière
de près de trois kilomètres de tour, est placée entre l’enceinte du palais et la ville. Ce quartier est à demi ruiné, comme les autres.
On y trouve seulement un marché bien approvisionné ».
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La palmeraie de Marrakech.
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« Le végétal le plus commun aux environs de Marrakech est le
palmier dattier. Ces arbres s’élèvent à une hauteur prodigieuse, mais leurs fruits ne sont pas si bons que ceux de Tafilalet et ne peuvent
pas même se conserver secs toute l’année ».
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Médina d’Essaouira
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« La ville d’Essaouira, qu’on trouve sur les cartes avec le nom de Mogador,
a été bâtie par le sultan Sidi Mohamed, père du sultan actuel. Elle est d’une forme
régulière. Ses édifices, qui sont assez élevés, présentent un assez bon aspect pour une ville africaine ».
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Marché d’Essaouira
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« Le grand marché, qui est entouré d’arcades, est beau ».
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Murailles d’Essaouira.
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« La ville est entourée de murailles et défendue par quelques pièces
de canon du côté de terre, qui la garantissent des incursions des Arabes ».
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Skala de la kasbah.
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« On a établi du côté de la mer une batterie très élevée qui bat de face ;
il est à regretter que les embrasures soient disposées de manière que les canons ont peu de jeu, et que le service ne peut s’en faire
que difficilement ».
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Skala du port.
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« On trouve encore à l’embouchure de ce port une batterie beaucoup moins
élevée que l’autre ».
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Ancien vice-consulat de l’Espagne.
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« Il se trouve à Essaouira des vice-consuls et des négociants de diverses
nations de l’Europe. Ils forment une sorte de colonie, qui est encore augmentée par les négociants juifs du pays ».
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Palais de Sidi Mohamed Ben Abdellah.
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« Nous avons ensuite été dans un palais que le sultan Sidi Mohamed avait
fait construire dans la plaine de sable ».
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Barrage de l’Inaouen.
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« À deux heures après midi je campai sur le bord de la rivière Inaouen,
qui est peu considérable et qui va vers l’ouest ».
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Médina de Taza.
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« La ville est entourée de vieilles murailles et la tour de la mosquée
s’élance au-dessus comme un obélisque. Le rocher est escarpé en certains endroits et couvert de beaux vergers dans d’autres ».
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Casbah de Msoun.
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« Je fis dresser les tentes dans l’intérieur d’une antique casbah ou
château, appelée Msoun ».
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Rivière Moulouya
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« La rivière Moulouya est profonde, mais à l’endroit où nous la
traversâmes elle s’étend davantage et l’on y trouve un bon gué ».
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Casbah de Merada
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« Après avoir traversé la rivière Moulouya, j’aperçus
les ruines d’une casbah ».
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La rivière Za
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« La rivière Za, qui n’est pas considérable, est encore diminuée par
plusieurs canaux d’arrosage ».
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Casbah de Taourirt.
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« Je passai ensuite à côté d’une très grande casbah ruinée,
auprès de laquelle étaient plusieurs douars et, après avoir passé la rivière Za, on campa sur son bord ».
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Région de Taourirt.
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« Le terrain présenta d’abord une continuation de la même plaine argileuse
déserte que j’avais remarquée la veille ».
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Casbah d’Ayoun.
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« À trois heures et demie les tentes furent dressées à côté
d’une casbah et d’un douar nommé El Âyoun Sidi Melouk ».
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Casbah d’Oujda.
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« Les maisons d’Oujda sont si sales et si remplies d’insectes que je
préférai rester campé sous la tente dans la casbah, qui est assez grande et située à côté du village.
Je passai une partie de mon temps dans un joli petit jardin attenant ».
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Source de Sidi Yahia.
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« Une source assez abondante, qui jaillit à trois kilomètres d’
Oujda, donne une eau très bonne ; elle arrose les jardins ou vergers qui entourent le village ».
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Casbah de Berguem.
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« Après avoir marché fort
vite toute la nuit et gravi des montagnes, j’arrivai à six heures du matin vers les ruines d’une grande casbah ».
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Mestagmer.
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« À sept heures du soir nous fîmes halte auprès d’un douar et d’un
ruisseau, après une marche forcée de vingt-deux heures consécutives, sans un moment de relâche «.
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Ruines de Dar Cheikh Chaoui.
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« De l’autre côté on voyait une seule maison, qui était la demeure du
cheikh Chaoui ou chef de la province ».
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Oued el Hadar.
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« Après avoir passé la rivière de Taza et fait plusieurs détours entre
les montagnes, nous traversâmes d’autres rivières ».
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Tissa.
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« À peu de distance de mon camp il y avait de riches salines. De là on
découvrait une série de six ou sept monts isolés en forme de pains de sucre. Leur couleur rouge me fit conjecturer qu’ils sont
entièrement métalliques ».
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Oued Ouerha.
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« Après avoir traversé la rivière Ouergha, qui est assez grande et qui va
vers l’ouest, nous côtoyâmes sa rive droite dans la même direction ».
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Jebel Kourt.
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« Au milieu des plaines est une grande montagne rouge, absolument isolée ».
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Larache
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« Larache est une petite ville d’à peu près quatre cents maisons, située
sur le revers septentrional d’une colline rapide, d’où les maisons s’étendent jusque sur le bord de la rivière,
dont l’embouchure est un havre pour les grands navires ».
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Souk Seghir, Larache.
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« On y trouve un grand marché, entouré d’arcades, soutenues par des petites
colonnes en pierre. C’est encore le plus beau que j’aie vu dans le pays. Il a été construit par les Chrétiens, ainsi que les
principales fortifications ».
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Borj Saadi, Larache.
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« À l’extrémité de la ville, sur l’embouchure de la
rivière, il y a un château qu’on me dit avoir été construit par Moulay Yazid ».
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Bastion à Larache
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« La casbah ou château qui est du côté de terre au sud de la ville est un
petit carré de bastions à orillons, entouré de fossés .
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Marabout de Lalla Menana, Larache.
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« À cent vingt mètres à l’est sud-est du château carré
est une chapelle ou sanctuaire d’une sainte femme, patronne de la ville, appelée Lalla Menana ».
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Le cap Bon et l’île de Zembra.
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« Ayant reconnu le cap Bon, qui fut doublé avant midi, le capitaine prit la
direction du sud sud-est ».
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Methoni, Grèce.
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« Sur un îlot, à quelques mètres de la ville, est un château ou tour
octogone, composé de trois corps d’étages les uns sur les autres ; l’étage inférieur est garni d’artillerie. Le
capitaine du port habite dans cette tour. Pour passer de la terre à l’îlot on a construit une chaussée ou môle ».
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Porte de Kyrenia, Nicosie.
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« La ville de Nicosie a trois portes, qu’on nomme de Paphos, de Kyrenia et de Famagouste ».
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Grande mosquée de Nicosie.
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« L’ancienne cathédrale d’Agia Sofia, superbe bâtiment gothique, est à
présent une grande mosquée des Turcs, qui en ont revêtu les colonnes d’une grosse couche de chaux, en sorte qu’elles ressemblent à
des cylindres monstrueux. Ils y ont ajouté deux tours ou minarets, bien faits mais incohérents avec la construction primitive ».
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Port de Paphos avec son fort.
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« Le port est petit et encombré de sable, au point que les bateaux les plus
petits peuvent seuls y entrer. Sur une pointe de rocher, au sud-ouest, est un château fort bâti par les Turcs ».
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Quarante Colonnes, Paphos.
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« Au-dessus de cette colline, les débris d’un grand nombre de colonnes
attestent l’antique existence d’un magnifique monument ; elles sont en marbre gris noirâtre et parfaitement poli ».
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Alexandrie.
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« Cette ville magnifique, ouvrage du grand Alexandre, capitale opulente
des Ptolémées, séjour délicieux de Cléopâtre, n’est plus que l’ombre de sa grandeur passée ».
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Fort de Qaitbey.
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« À l’extrémité orientale de l’île, où était jadis
le phare, est une forteresse ou une tour de construction arabe qui présente un assez bon aspect ».
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La colonne de Pompée
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La colonne de Pompée dessinée par Ali Bey
|

Les catacombes évoquées par Ali Bey
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« L’entrée de ces grottes est tellement obstruée
qu’on ne peut y entrer que par un trou, en se traînant, l’espace de quelques mètres, à plat ventre,
sans autre clarté que celle des flambeaux qu’on porte avec soi ».
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Le Nil
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« Quel admirable tableau ! Un fleuve majestueux
dont les eaux coulent lentement entre deux bords couverts de palmiers, d’arbres de toute espèce, de grandes plantations de riz ».
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Rashid
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« La ville de Rosette, que les habitants nomment Rashid, est située
au bord de l’eau, sur la gauche du Nil. Elle est peu large mais très longue ».
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Colombier dans le delta du Nil.
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« L’aspect de ce lieu est extrêmement singulier : qu’on se figure un groupe de cent
cinquante coupoles paraboliques de six mètres à six et demi de hauteur, dont la base peut en avoir de trois à trois et demi de diamètre,
construites en terre et en briques noires, et un grand minaret qui s’élève au milieu. Ces coupoles servent de colombiers et, comme elles
sont plus grandes que les misérables maisons qui leur servent de base, on pourrait dire que c’est une peuplade de pigeons où habitent quelques
êtres de l’espèce humaine ».
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Le Caire avec son port de Boulak.
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« Six heures après nous mouillâmes heureusement à Boulaq, qui est le port du
Caire ».
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Le Caire islamique.
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« Le Caire renferme quelques mosquées, dont la plupart ne valent pas la peine d’être
visitées ».
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Le Caire.
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« Loin que les rues du Caire offrent une apparence de tristesse,
le grand nombre de boutiques et d’ateliers, joint à la multitude innombrable de peuple qui y circule, fait varier les tableaux
à chaque instant et je les trouve aussi gaies et agréables que celles des grandes villes d’Europe ».
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Mosquée Al Azahar, Le Caire
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« La grande mosquée Al Azhar est superbe par l’étendue de l’édifice
mais non par la magnificence de la construction et le luxe des ornements ».
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Mausolée du sultan Qalaun.
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« La mosquée du sultan Qalaun n’est pas sans mérite, mais la chapelle séparée
où se trouve le sépulcre de ce prince est plus belle encore. Cette chapelle est terminée par une coupole soutenue par de superbes colonnes ».
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Mosquée El Hussein, Le Caire
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« Celle où la dévotion attire le plus de monde se nomme El Hassanein ;
on y révère les restes d’un petit-fils du Prophète ».
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Mosquée du sultan Hassan, Le Caire.
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« La mosquée du sultan Hassan, située auprès de la citadelle, est remarquable par la
hardiesse de sa construction, par sa hauteur et par une belle nef, à la manière de quelques églises d’Europe ».
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Pyramides de Gizeh.
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« Quoique les pyramides de Gizeh fussent alors entourées d’Arabes révoltés
et qu’il y eut du danger à s’en approcher, je voulus essayer néanmoins de voir ces colosses élevés par la main des hommes ».
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Nilomètre sur l’île de Roda.
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« À l’extrémité sud et dans une espèce de cour profonde qui
comunique avec les eaux du fleuve, se trouve le fameux mikias, colonne établie pour mesurer journellement la hauteur des eaux du Nil à
l’époque de l’inondation ».
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Église de Mari Girgis (Saint George).
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« Il y a dans ce monastère une chapelle dédiée à saint George, qui est en grande
vénération dans le pays ».
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Pyramide à degrés de Saqqara.
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« De là on aperçoit les pyramides de Saqqara, qui paraissent rivaliser en
hauteur avec celles de Gizeh et dont une est construite en grands échelons ».
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Embouchure du canal de Suez.
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« Le véritable port de Suez est à trois kilomètres de distance vers le sud,
sur la côte d’Afrique ; il est accessible aux grandes frégates ».
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Bâtiment à Djeddah.
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« Djeddah est une jolie ville, dont les rues sont régulières et les maisons agréables,
à deux et trois étages, entièrement construites en pierres mais d’une manière peu solide. Elles ont toutes un très grand nombre de
grandes croisées et les toits en plate-forme ».
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Porte de la muraille de Djeddah.
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« La ville est entourée d’un joli mur, avec des tours irrégulières ».
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Chemin entre Djeddah et La Mecque.
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« Le terrain offrait bien quelques plantes, mais sans fleur ni fruit. Ce n’est qu’un
vallon de sable dans la direction du levant au couchant, renfermé par des montagnes de porphyre d’un rouge plus ou moins foncé ».
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La Mecque.
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« La ville, qui suit les sinuosités du vallon, a une forme entièrement
irrégulière et les maisons bâties sur la surface du vallon, et même sur une partie du penchant des montagnes des deux côtés, ajoutent à
l’irrégularité ».
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La partie du temple qui couvre actuellement la colline de Marua.
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La colline de Marua d’après Ali Bey.
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La Kaaba.
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La Kaaba dessinée par Ali Bey.
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Le Jebel Nour.
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Le Jebel Nour dessiné par Ali Bey.
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Plaine d’Arafat et Jebel Rahma.
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La plaine d’Arafat dessinée par Ali Bey.
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Ras Abou Mohamed.
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« À neuf heures du matin, la flotte était en face du cap Ras Abou Mohammed,
qui sépare le Bahar al Aqaba du Bahar es Suez ou bras de mer qui va à Suez ».
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La porte de Bab al Futuh au Caire
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Bab al Futuh dessinée par Ali Bey
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Vue de Jérusalem
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« Du Mont des Oliviers, situé au levant de Jérusalem, on découvre la ville
presque à vue d’oiseau, de manière à pouvoir en compter les maisons ».
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La zaouïa de Sidi Abdelkader
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« On me donna pour logement la mosquée d’un saint nommé Sidi Abdelkader,
située à côté du Haram ou temple musulman ».
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Portique de la mosquée Al-Aqsa
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« Le corps principal de la mosquée Al-Aqsa se trouve précédé
d’un portique de sept arcades de front sur une de profondeur, soutenues par des piliers carrés. L’arc central, qui répond à
l’axe de l’édifice, a pareillement des colonnes incrustées et adhérentes aux piliers ».
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Le Dôme du Rocher
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« Du centre de l’édifice s’élève une superbe coupole sphérique avec
deux rangs de grandes fenêtres qui donnent sur le dehors et soutenue par quatre gros piliers et douze colonnes magnifiques placées en cercle ».
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Descente au tombeau de Marie
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« Presque au fond du torrent de Cédron, il faut descendre dans une grotte par un bel escalier,
à la moitié duquel on trouve, sur la droite, les sépulcres de Joachim et d’Anne, et dans une autre cavité à gauche,
celui de Joseph, époux de Marie ».
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Mont Carmel vu d’Acre
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Mont Carmel dessiné par Ali Bey d’Acre
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Mosquée d’Al Jezzar
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« La mosquée d’Al Jezzar est revêtue de marbres et d’arabesques.
Les colonnes sont en marbres les plus rares et les plus précieux, mais il n’y a point de grandiose, rien qui réponde à la majesté
d’un temple qui n’est consacré ni à Vénus ni à Pomone ni à Flore. Dans le jardin de la cour, de jeunes gazelles folâtrent et
sautent ça et là en toute liberté ».
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Grotte de l’Annonciation à Nazareth
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« Au milieu de l’église, dont la forme est pittoresque et très jolie,
un large et superbe escalier en marbre descend dans la grotte où se réalisa le grand mystère de l’incarnation ».
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Le mont Précipice à Nazareth
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Le mont Précipice d’après Ali Bey
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Le puits de Nebi Yusuf
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« À l’ouest du khan de Nebi Yusuf sont les ruines d’une ancienne citerne,
où la tradition rapporte que les fils de Jacob déposèrent leur frère Joseph avant de le vendre aux marchands qui devaient l’emmener
en Égypte ».
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Ruines de Quneitra
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« À neuf heures un quart je fis halte pour déjeuner dans un khan à demi
ruiné, appelé Quneitra, où l’on trouve de l’eau fort bonne ».
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Terrain volcanique au pied du mont Hermon
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« Les Champs Phlégréens et tout ce qui peut donner une idée de la destruction
volcanique ne sont qu’une bien faible image du pays affreux que je traversai ce jour-là. Depuis le pont de Jacob jusqu’à Sassa,
le terrain n’est composé que de laves, de basaltes et d’autres productions volcaniques ; tout est noir, poreux ou carié ; on croit voyager
dans une région infernale ».
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Coupoles dans les maisons rurales en Syrie
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« Une infinité de coupoles servent de toiture à presque toutes les chambres des maisons
dans les faubourgs extérieurs de la ville ».
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Damas
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« Je suis persuadé que la population de la ville, y compris celle des faubourgs et des jardins,
s’élève à environ deux cent mille habitants «.
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Souk de Damas.
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« La vente des comestibles, comme celle des marchandises, se fait dans les boutiques placées
sur les deux côtés des rues. Ces marchés, qu’on appelle bazar ou souk, sont abondamment fournis ; quelques magasins présentent des
assortiments considérables d’objets de commerce. Quelle différence avec la pauvreté et la petitesse des boutiques du Caire, de Fès
et d’autres lieux, où le négociant semble étaler à regret les objets dont il veut se défaire ! «
|

Cour de la mosquée des Omeyyades, Damas.
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« Dans l’intérieur de la mosquée on trouve une grande cour entourée de galeries
et d’arcs reposant sur des colonnes et des piliers carrés. Au milieu de la cour est une autre fontaine, avec un berceau de chaque côté ».
|

Salle de prière de la mosquée des Omeyyades.
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« Le corps principal de la mosquée contient trois nefs immenses, dans la direction
est-ouest et composées d’arcs légèrement pointus, appuyés sur de grandes colonnes et des piliers ».
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Chapelle de Saint Jean Baptiste.
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« La nef du centre a sur la gauche une maisonnette en bois avec des jalousies,
des moulures et des ornements en or et des peintures arabesques. Elle renferme le sépulcre du prophète Jean, fils de Zacharie ».
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Fontaine et Café Nawfara.
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« La grande mosquée est magnifique par son étendue. Avant d’y entrer on remarque
un superbe château d’eau avec une fontaine dont le jet s’élève à plus de six mètres. Autour de cette
fontaine est un café
sans cesse rempli des oisifs de la ville ».
|

Manoir de Damas.
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« Damas renferme plus de cinq cents grandes maisons magnifiques, que l’on pourrait
appeler des palais ».
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Bab Touma, muraille de Damas.
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« Damas est entourée de murailles, avec des tours et quelques fossés, mais ces
ouvrages sont à demi ruinés et hors d’état de tenir contre une attaque en règle ».
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Khan Arus
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« Après avoir monté plusieurs petites côtes en différentes directions,
j’arrivai, un peu avant minuit, au Khan Arus, qui tombe en ruine ».
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Paysage décrit par Ali Bey
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« De cette hauteur, bordée à l’ouest par la chaîne des hautes montagnes
de l’Anti-Liban, on découvre un vaste horizon. Tout le pays est désert, mais nous commencions à apercevoir une terre rouge
pâteuse, d’une autre qualité que celle que j’avais remarquée les jours précédents et couverte de petites plantes
desséchées à cette époque ».
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Mosquée en basalte à Homs.
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« Les maisons de Homs, quoique construites en pierre, offrent un aspect lugubre par leur
couleur noire, parce que tout est construit en basalte ».
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Khan d’Ar Rastan
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« Au coucher du soleil je descendis au bord de la rivière, où la caravane était
campée. J’allai visiter un khan qui est d’une bonne construction, un moulin, puis un pont composé de huit ou dix arches ».
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Mosquée En Nuri.
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« On compte à Hama plusieurs beaux cafés bien fréquentés et beaucoup
de mosquées avec de hauts minarets, mais toutes celles que j’ai visitées sont petites ».
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Noria à Hama
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« L’objet de ces digues est de diriger l’eau pour donner le mouvement à
une infinité de roues hydrauliques, dont quelques unes ont jusqu’à dix mètres et demi de diamètre. Ces roues servent à
faire monter l’eau de la rivière ».
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Grande mosquée d’Alep.
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« La grande mosquée d’Alep est belle, sans être magnifique ».
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Bazar d’Alep.
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« Les bazars d’Alep sont couverts en voûte, avec des lucarnes, mais que ceux de
Damas sont beaucoup plus riches et bien mieux fournis ».
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Montagnes qui séparent Alep d’Antioche.
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« Ces montagnes, de roche aride, ont exactement le même aspect que celles de Jérusalem ».
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Antakia.
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« La moderne Antioche n’occupe qu’une petite partie de l’espace sur lequel
était située l’ancienne ville, dont la vaste enceinte de murs existe encore pour attester son antique grandeur ».
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Monts Taurus.
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« J’eus à gravir plusieurs collines, au sortir desquelles je m’engageai
dans la chaîne du mont Taurus (...). Cette partie de la chaîne est couverte de forêts superbes, dont les arbres les plus communs sont des
chênes, des cèdres, des cyprès et des lentisques ».
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Cimetière de Konya.
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« Konya renferme de vastes cimetières, où chaque tombeau est marqué par une
pierre brute de deux mètres à deux mètres et demi de hauteur, d’un peu plus de trente centimètres de large, de sept
centimètres d’épaisseur et placée verticalement ».
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Mosquée à Conya.
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« J’ai vu aussi les dehors de trois mosquées, qui ont également une apparence
magnifique, avec des grandes coupoles et des minarets minces et élevés ».
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Le mont Karahisar à Afyonkarahisar.
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Le mont Karahisar dessiné par Ali Bey.
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Kütahya.
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« Kütahya est située sur le penchant d’une montagne ; les maisons, construites
partie en maçonnerie et partie en bois, sont entièrement peintes. Elles ont toutes de grandes croisées, des kiosques ou belvédères et
la plupart sont accompagnées de jardins qui forment un superbe tableau ».
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La grande mosquée de Kütahya
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« Mon conducteur me força de rester à Kütahya pendant ces deux jours, sous prétexte que l’on ne pouvait se procurer des
chevaux. Je profitai de ce retard pour aller visiter la grande mosquée, monument ancien et vaste, d’une construction singulière ».
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Forêt au sud de Sögüt
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« Déjà nous avions remonté sur les montagnes, lorsque nous nous trouvâmes engagés dans une forêt si épaisse
qu’à neuf heures du matin, avec un ciel découvert et un soleil brillant, il nous semblait parfois que le jour n’avait pas encore commencé ».
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Vezirhan
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« Après être descendus par une longue côte dans un vallon étroit et profond, coupé par une rivière qu’on
passe sur un pont, nous entrâmes dans Vezirhan ».
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Iznik ou Nicée
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« Nicée est située sur l’extrémitée orientale d’un
lac et au milieu d’une infinitée de jardins ».
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La porte de Lefke à Iznik
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« Cette ville est un petit endroit renfermé dans une vaste enceinte de murailles antiques, percées de portes majestueuses ».
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Un pont permet aujourd’hui traverser ce golfe
par le même endroit par où le traversa Ali Bey
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« Nous fûmes obligés de nous embarquer avec nos chevaux pour traverser le golfe d’Izmit, bras de mer de quelques dizaines de kilomètres
d’enfoncement dans les terres ».
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Les îles des Princes
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« Je reconnus d’abord les îles des Princes, situées à peu de distance du rivage ».
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Anadolu Kavagi
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« L’embouchure de la mer Noire est défendue par une forteresse de chaque
côté du canal ».
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La tour de Léandre ou Kiz Kulesi
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« La tour de Léandre, garnie d’artillerie, est sur un îlot au milieu [du Bosphore] ».
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La Corne d’Or
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« Le port de Constantinople est le meilleur port du monde. Formé par un bras de
mer qui s’avance sinueusement dans les terres entre la ville et les faubourgs de Galata, Pera et autres, il est entièrement entouré
de collines et par conséquent à couvert de tous les vents ».
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L’arsenal
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« Sur le côté du port opposé à Constantinople est situé
l’arsenal, dans lequel je comptai quatorze ou quinze vaisseaux de guerre, les uns entièrement grées et armés, les autres à
demi préparés, tous bien construits et en bon état ».
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Tophane
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« Quand on vient d’Asie pour se rendre à Pera, qui est le faubourg où
résident les ambassadeurs et les négociants européens, on débarque ordinairement à Tophane, autre faubourg sur le bord du
canal. C’est là que sont établies les casernes des canonniers, ainsi qu’une batterie de vingt-quatre canons montés sur
des affûts de différentes formes pour défendre l’entrée du port ».
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Ayasofya
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« La grande mosquée d’Ayasofya, ancienne cathédrale de Sainte-Sophie,
est un édifice magnifique ; son immense coupole surbaissée, entourée de demi-coupoles, produit un effet surprenant ».
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Zeynep Sultan Camii
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« Je vis un vendredi le sultan Mustapha aller à la prière publique dans la
mosquée nommée Sultan Camii ou mosquée du sultan, située vis-à-vis une des portes du sérail ».
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Le sépulcre du sultan Abdülhamid
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« Le türbe ou sépulcre du sultan Abdülhamid, père du sultan
Mustapha, est une belle chapelle octogone ».
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Yeni Camii
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« La mosquée Yeni Camii, décorée de beaux marbres, n’est qu’une
copie exacte d’Ayasofya ».
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Le sépulcre du sultan Soliman
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« Le türbe ou sépulcre du sultan Soliman est une belle chapelle
octogone semblable à celle d’Abdülhamid, quoique moins magnifique, et, comme elle, située au milieu d’un petit jardin,
à côté de la mosquée du même sultan, appelée Souleymaniye ».
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La mosquée du sultan Fatih Mehmed II
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« la mosquée du sultan Mehmed II, qui fit la conquête de Constantinople, est
encore un édifice remarquable ».
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La mosquée Osmaniye
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« La mosquée Osmaniye est jolie, mais moins grande que les autres ».
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La mosquée d’Eyüp
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« La mosquée d’Eyüp ressemble à toutes les mosquées
impériales de Constantinople, c’est-à-dire qu’elle est, comme celle de Sainte-Sophie, composée d’une grande
coupole sur un carré. Mais celle-ci a deux particularités qui la distinguent. La première c’est que les piliers placés aux
angles du carré sont extrêmement minces ; que la coupole est supportée par six piliers cylindriques figurant des colonnes aux trois
côtés du carré, deux à chaque côté, et que sur le mur du fond s’élève une demi-coupole
formant une chapelle où est le mihrab ou niche de l’imam ».
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La mosquée d’Eyüp
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« La cour forme un parallèlogramme entouré d’arceaux sur trois
côtés. Au milieu il y a deux peupliers, dont les branches ombragent toute la cour et produisent un effet charmant ».
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Tombe de Mihrisah
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« Le sépulcre de la mère de l’infortuné sultan Selim III est un petit
temple, incrusté de marbres précieux, décoré en-dedans et en-dehors de colonnes et de moulures du goût le plus
délicat et percé tout autour de grandes fenêtres en grilles dorées ».
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Hôtel des monnaies
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« Une des portes du palais, qui était gardée par les bostanjis, s’ouvre
sur une grande cour ou place longue irrégulière, dans laquelle il y a un hôtel des monnaies que j’ai visité. La vis du
coin y est moue par trois hommes. Un quatrième présente les pièces de monnaie sur la matrice ».
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Dépôt d’armes (ancienne église Sainte-Irène)
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« Dans une maison, sur la même cour, est un dépôt d’armes antiques.
Les murs du vestibule sont couverts de boucliers et de différentes armures d’hommes et de chevaux ».
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Porte d’Ortakapi
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« Au fond de cette cour est une autre porte avec une garde de bostanjis, d’eunuques
et d’autres employés, qui ne voulurent jamais me permettre d’aller plus loin ».
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Maisons en bois à Istanbul
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« Les maisons ressemblent à des cages, tant elles ont de croisées et de
balcons. J’ai déjà prévenu qu’elles sont en bois, peintes en couleurs éclatantes et formant des angles sans
régularité ».
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Maison incendiée à Istanbul
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« Cette construction est cause qu’il y a presque tous les ans des quartiers entiers
consumés par le feu ».
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Obélisque égyptien
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« L’hippodrome, que les Turcs appellent Atmeydan, est une place irrégulière
qui peut avoir quatre cents mètres de long sur deux cents cinquante de large et du milieu de laquelle s’élève un bel
obélisque égyptien en granit rouge, pareil aux aiguilles de Cléopâtre d’Alexandrie. Mais il n’est pas aussi haut,
quoiqu’on lui donne vingt mètres l’élévation. Chaque face présente une ligne perpendiculaire d’hiéroglyphes de
grande dimension ».
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Piédestal de l’obélisque égyptien
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« Il porte sur quatre dés de bronze, dont la base est un piédestal composé
de différents morceaux de marbre grossier mal travaillé. Les quatre côtés de ce piédestal offrent une foule de figures bizarres
en relief, toutes de face, dans le goût dégradé des Grecs du Moyen Âge. On m’a dit que ces figures représentent les
disciples de Jésus-Christ ; mais ce qu’il y a de certain c’est que le piédestal déshonore le monument et qu’un
jour il en causera la ruine par la mauvaise liaison des parties qui le composent ».
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Obélisque grec
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« À quelques mètres de distance de cet obélisque égyptien
on en voit un autre élevé par les Grecs à l’imitation du précédent. Je le crois même construit
dans les mêmes dimensions. Mais, étant formé de petites pierres de différente espèce et mal ajustées, il menace ruine
et contraste singulièrement par sa faiblesse avec le fût de l’autre, qui est admirable par sa force et par sa grandeur ».
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La colonne serpentine
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« Entre les deux obélisques se trouve une espèce de colonne torse en bronze,
dont la partie supérieure manque. On prétend qu’elle se terminait par trois têtes de serpents, dont les corps entortillés
forment le fût. Le bronze est très mince et, comme il est crevassé en différents endroits, on a rempli de pierres le creux
intérieur. Le morceau qui existe peut avoir trois mètres de hauteur ».
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Le château des Sept-Tours
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« J’arrivai enfin au pied d’une haute tour, couverte d’un cône
extrêmement pointu. C’est une de celles qui composent le château des Sept-Tours, où l’on renferme les prisonniers
d’état ».
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La colonne de Constantin
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« Je passai auprès de la colonne de Constantin, composée de plusieurs morceaux de porphyre rouge, à l’exception
de la partie supérieure et de la base, qui sont formées de petites pierres hétérogènes, bigarrure qui dépare le reste du monument ; la colonne commence à se ruiner ».
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Muraille d’Istanbul
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« Dans un espace assez considérable (...), les trois rangs de murailles sont
entièrement ruinés et remplacés nouvellement par un seul, qui ressemble plutôt à un simple mur de clôture
qu’au rempart d’une grande ville ».
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Le grand bazar
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« Le grand bazar, appelé badistan, est magnifique. Il se compose de plusieurs rues,
entièrement couvertes de voutes très hautes, d’où la lumière pénètre par des lucarnes. Quelques-unes de
ces rues sont uniquement occupées par des marchands de soieries, richement fournis. Dans d’autres, on ne voit que des bijouteries et des
matières précieuses ».
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La colonne des Goths
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« Dans le sérail, à peu de distance de la pointe, se trouve une colonne
ancienne et magnifique, dont la hauteur peut être de vingt mètres ; mais elle est placée dans un endroit tellement défendu
aux regards des profanes qu’elle n’a pu être décrite antérieurement par aucun voyageur ».
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Îlots dans la Corne d’Or
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« Après avoir passé devant la mosquée, le quartier d’Eyüp
et différentes maisons de plaisance du sultan, je trouvai le canal du port rétréci et divisé en plusieurs canaux, entre des
îlots à demi noyés et couverts de joncs ».
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Edirne
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« Le 11 décembre 1807, Ali Bey entra à Andrinople. Cette ville, grande et
bien située, au nord d’une grande plaine entourée de collines, sur une desquelles s’élève une partie de la ville,
contient beaucoup de mosquées ».
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